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Cet article a été publié le par Manuel et a été consulté 328 fois.

Catégorie : AILLEURS

Aujourd'hui, si l'envie vous prend d'être ambulancier, pas besoin de formation, ni même de matériel particulier. Juste une voiture avec un grand coffre..../...

Fini de s'improviser ambulancier à Bruxelles. Jusqu'ici, il n'y avait aucun cadre légal pour les sociétés d'ambulances privées qui s'occupent de transport médico-sanitaire non-urgent. Ce sera bientôt terminé. Les ministres bruxellois en charge de la santé viennent de déposer des textes législatifs devants les assemblées concernées. Objectif : assainir le secteur et augmenter la qualité de prise en charge des patients.

Mark Vermeire, ambulancier depuis 25 ans à Bruxelles se réjouit de la nouvelle, lui qui milite depuis des années pour ce cadre légal. " Ça manquait cruellement. C’est un peu n’importe quoi. Tout le monde fait ce qu’il veut comme il veut ".

Aujourd'hui, si l'envie vous prend d'être ambulancier, pas besoin de formation, ni même de matériel particulier. Juste une voiture avec un grand coffre. " On a déjà vu ce genre de chose à Bruxelles. Il y a quelques années, on croisait de drôles de véhicules. Je me souviens d’une Toyota Previa de laquelle ils avaient visiblement enlevé quelques sièges pour mettre un brancard à la place. Et voilà c’était devenu une ambulance ".

Obtenir un agrément

Tout cela sera bientôt de l'histoire ancienne. A l'avenir, il faudra un agrément. " Cet agrément, il posera des conditions en termes de qualification pour le personnel qu’il soit chauffeur ou accompagnant " précise Cécile Jodogne, ministre en charge de la santé au gouvernement francophone bruxellois. " Tout ce qui concerne l’équipement de l’ambulance ou du véhicule sanitaire léger sera également soumis à des critères précis. Et puis, il y aura enfin des obligations en termes de transparence au niveau des tarifs qui seront appliqués ".

En cas d'infraction à ces critères minimums, les sociétés s'exposent à des sanctions pénales et administratives. Fini donc de faire n’importe quoi. " Les faits ont révélé qu’il y avait des cow-boys. D’où la nécessité de régler ce problème. Il y va de la qualité du service, de la protection du patient, de l’honorabilité du secteur, de la reconnaissance de ceux qui font bien leur travail " rajoute Didier Gosuin, ministre de la santé à la commission communautaire commune. " Et il faut éviter que n’importe qui puisse s’instituer ambulancier. On est quand même dans un secteur très délicat. Il s’agit de transporter des personnes qui sont moins valides. Donc on doit le faire avec professionnalisme, compétence et transparence ".

Ces nouveaux textes législatifs devraient entrer en vigueur fin de l'année prochaine. Les sociétés d'ambulances disposeront alors d'un délai pour se conformer aux nouvelles règles.

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