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"Groupe
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Résistance Sociale"
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de la commune
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www.WEB92.fr Avec un entassement de mesures allant
des écoutes téléphoniques aux mouchards dans les
ordinateurs en passant par la possibilité pour
les préfets d’instaurer des couvre-feux pour les
mineurs, Loppsi 2 organise le flicage à grande
échelle de la société.
Le
15 février 2010, déja la loi de
sécurité Loppsi 2 a été adoptée à la majorité
par les
députés français
:
312 votes pour et 214 votes contre.
Avec un entassement de mesures allant
des écoutes téléphoniques aux mouchards dans les
ordinateurs en passant par la possibilité pour
les préfets d’instaurer des couvre-feux pour les
mineurs, Loppsi 2 organise le flicage à grande
échelle de la société.
Le
15 février 2010, déja la loi de
sécurité Loppsi 2 a été adoptée à la majorité
par les
députés français
:
312 votes pour et 214 votes contre
RAPPEL des faits.. Synthèse..
Le ministère de
l'intérieur,
confié a
l'époque à Brice Hortefeux, à
élaborer une
nouvelle loi
appelée "LOPSI
2" (Loi
d'Orientation et
de Programmation
pour la Sécurité
Intérieure), qui
fait suite à la
loi "LOPSI 1"
que Sarkozy
avait fait
adopter en 2002
lorsqu'il était
ministre de
l'Intérieur.
LOPSI 2 va
obliger les
fournisseurs
d'accès à
bloquer
l'accès à
des sites
déterminés
par
l'administration,
et dont la
liste
restera
confidentielle.
Sous
prétexte de
ne pas faire
de publicité
pour les
sites
interdits,
le système
sera donc
complètement
opaque.
Par
ailleurs, le
gouvernement
a lancé
un appel
d'offre
(pdf) auprès
de
d'entreprises
spécialisées
pour établir
une "veille
de
l’opinion".
Le but est
de "repérer
les leaders
d’opinion,
les lanceurs
d’alerte et
analyser
leur
potentiel
d’influence
et leur
capacité à
se
constituer
en réseau,
décrypter
les sources
des débats
et leurs
modes de
propagation.
(...) La
veille sur
Internet
portera sur
les sources
stratégiques
en ligne:
sites
« commentateurs »
de
l’actualité,
revendicatifs,
informatifs,
participatifs,
politiques,
etc. Elle
portera
ainsi sur
les médias
en ligne,
les sites de
syndicats,
de partis
politiques,
les portails
thématiques
ou
régionaux,
les sites
militants
d’associations,
de
mouvements
revendicatifs
ou
alternatifs,
de leaders
d’opinion."
Enfin,
le régime de
Sarkozy mène
une double
offensive
pour museler
DailyMotion
où des
vidéos
hostiles à
Sarkozy font
régulièrement
le buzz...
Bref.. nous
avançons
doucement
mais
surement
vers un état
policier
fascisant..
!
D'une part,
il s'agit de
développer
entre le
pouvoir et
internet une
"relation
symbiotique"
comparable à
celle qui
unit le
pouvoir à la
presse et à
la TV. En
2007, le
responsable
des contenus
de
DailyMotion,
Séverin
Naudet,
avait ainsi
rejoint le
cabinet de
François
Fillon à
Matignon. Et
il a été
remplacé
chez
Dailymotion
par Martin
Rogard, un
ancien
collaborateur
de Renaud
Donnedieu de
Vabres au
ministère de
la Culture.
Si les
contre-pouvoirs
ne se
réveillent
pas, la
France aura
bientôt un
internet
filtré et
fliqué
similaire à
celui de
"démocraties"
comme la
Chine, la
Birmanie,
l'Iran et la
Corée du
Nord.
ANALYSE de
quelques points
de cette
LOI...:
CONTRE.. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’elle
concentre à elle seule toute une série de menaces pour nos libertés. Cette loi a
été présentée au grand public comme un rempart pour lutter contre la pédophilie
et le terrorisme en donnant davantage de pouvoirs aux forces de l’ordre, en
permettant le blocage de certains sites internet sur décision de justice et en
facilitant la surveillance des suspects grâce à un temps d’écoute téléphonique
prolongé et l’installation de mouchards informatiques sur les ordinateurs des
suspects (logiciels permettant de surveiller un ordinateur à distance et en
temps réel).
Dangereux ?
On imagine aisément comment le filtrage d’internet peut être détourné de ses
fins... Mais ce n’est pas tout puisqu’il faut y ajouter toute une série de
mesures liberticides ou destinées à contrôler et surveiller.
Loppsi 2 veut contrôler
avec la possibilité pour le préfet
d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs de treize ans entre 23 heures et 6
heures, en renforçant le dispositif de contrat de responsabilité parental, en
autorisant la police municipale à participer aux contrôles d’identité sous
l’autorité d’un officier de police judiciaire.
Ainsi, le fichage deviendra de
plus en plus important. Il sera désormais impossible d’y échapper... Pire, une
fois dans les fichiers, les informations concernant des personnes sans
antécédents ou ayant bénéficié de non-lieu ou encore celles susceptibles d’être
impliquées dans des affaires de plus petite délinquance pourront être
conservées. Loppsi 2 veut surveiller, d’une part en offrant la possibilité pour
les entreprises privées de mettre en place des caméras de surveillance sur la
voie publique aux abords de leur immeuble ou en testant l’utilisation des
scanneurs corporels à titre expérimental.
D’autre part en étendant la
visioconférence aux audiences dans les centres de rétention. Le projet de loi
prévoit donc de mettre des caméras partout, et même au cœur du système
judiciaire. Entorse aux libertés fondamentales, en systématisant le recours à la
visioconférence pour réduire les coûts de transport des détenus, on s’autorise
donc désormais à juger sur le lieu même de détention.
Inadmissible !
D’ailleurs, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France
ont publié un communiqué commun critiquant violemment ce super projet sarkozyste.
Outre le fait que le projet de loi repose sur le rôle du juge d’instruction,
poste amené à disparaître, et que le texte ouvre une brèche dans la surveillance
du net, les juristes le qualifient comme conciliant « l’inutile et
l’inacceptable, au nom d’un projet de société où l’absurde le dispute à la
paranoïa » et qui « offre un condensé de l’idéologie primaire et dangereuse qui
gouverne depuis plusieurs années le traitement des questions de sécurité ».
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Et pour une
fois, ce ne sont
pas seulement
les méchants et
dangereux
militants
d’extrême gauche
qui le disent !
Vous l’aurez
compris, Loppsi 2
est une bonne
occasion pour
l’État de
s’infiltrer et
prendre un peu
plus contrôle de
nos vies en
développant
encore davantage
un climat de
peur et de
paranoïa
ambiante.
En fait, LOPSI 2", Loi d'Orientation
et de Programmation pour la Sécurité Intérieure, fait suite à "LOPSI 1" que
Sarkozy avait fait adopter en 2002 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. (LOPSI
1 avait créé une série de nouveaux délits et de nouvelles sanctions concernant
la prostitution, la mendicité, les gens du voyage, les squatteurs, les
rassemblements dans les halls d'immeubles, le hooliganisme, en donnant des
nouveaux pouvoirs à la police avec des nouveaux fichiers et un allongement des
durées de garde à vue.
LOPSI 2 va créer un nouveau fichier baptisé PERICLES qui s'ajoute aux fichiers
policiers STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées, 28 million de
personnes fichées), EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de
l'Information Générale) et CRISTINA (Centralisation du Renseignement Intérieur
pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts Nationaux).
PERICLES sera un outil d'extraction et de centralisation des données
personnelles, avec la possibilité de croiser les informations laissées par les
internautes sur les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace, les pages
personnelles ou les blogs. Les services de police pourront alors établir le
profil de n'importe quel citoyen en quelques clics.
Péricles exploitera aussi les données fournies par les opérateurs de téléphone,
les distributeurs de billets ou les GPS des voitures.
LOPSI
2 : la police française bientôt
armée de chevaux de Troie
Une autre disposition de LOPSI 2 est
l'autorisation donnée aux policiers de placer des logiciels espions (spywares ou
chevaux de Troie) sur les ordinateurs personnels afin de recueillir et mémoriser
des données sur leur propriétaire. Autrement dit, les policiers pourront
utiliser les méthodes des hackers en entrant par effraction et à votre insu dans
votre ordinateur....
Le texte envisage toute une série de
mesures qui concernera au premier rang le domaine des nouvelles technologiques
(voir la présentation par PC-IMPACT en février 2008). Selon Michèle
Alliot-Marie, ce texte ne vise pas à « surveiller à la "Big Brother". Il
s'agit de protéger les utilisateurs d'Internet. »
Les mouchards de la police (Article 23 de la LOPPSI)
Les mouchards de la police
(Article 23 de la LOPPSI)
Le projet de loi autorise la
police dans certaines circonstances à utiliser des logiciels mouchards
enregistrant les frappes au clavier (keylogger) ou des captures d’écran, à
l’insu de l’utilisateur. La mesure doit être autorisée par ordonnance motivée du
juge d'instruction après avis du procureur de la République. Ces mouchards ne
peuvent s’envisager que dans le cadre de certains crimes et délits graves (bande
organisée, séquestration, etc.)
Ces dispositifs pourront être installés sur place et même à distance durant une
période de huit mois, et être installés sur un ordinateur, sur un téléphone
mobile un peu trop récent, etc.
L'accueil fut plutôt froid du côté de RSF comme de la CNIL : «
La loi prévoit la possibilité de mettre en oeuvre un dispositif de captation
dans tout type de point d'accès public à Internet (cybercafés ou bornes d'accès
publiques). La Commission souligne la portée de cette disposition, qui pourrait
permettre l'enregistrement pendant une durée d'au plus huit mois, de tous les
caractères saisis au clavier et de toutes les images affichées sur l’écran de
tous les ordinateurs d'un point d'accès public à Internet, et ce, à l'insu des
utilisateurs. »
La LOPPSI précise que «
le fait que ces opérations révèlent des infractions autres que celles visées
dans ces décisions ne constituent pas une cause de nullité des procédures
incidentes
». Le système permettra ainsi de sanctionner toutes
les infractions qui auront été constatées à l'occasion de cette surveillance,
même si cela ne concerne pas des faits de bande organisée...
On soulignera que cet article fait doublon avec l'article 100 du Code de
procédure pénale. Selon ce dernier, en matière criminelle et en matière
correctionnelle «
le juge d'instruction peut, lorsque les nécessités de l'information
l'exigent, prescrire l'interception, l'enregistrement et la transcription de
correspondances émises par la voie des télécommunications. Ces opérations sont
effectuées sous son autorité et son contrôle. La décision d'interception est
écrite ». Sur Twitter, certains se
demandent si l'intérêt de cet article de la LOPPSI n'est justement pas de
shunter l'art 100 précité et son strict encadrement...
Ce système de mouchard officiel va soulever des
questions pratiques : quelle devra être l’attitude des solutions antivirales
face à ces malwares portant un képi ?
Le blocage des
téléphones mobiles
(article 23 septies
(nouveau)
Sur proposition du
gouvernement, un
article additionnel
a été inséré dans le
texte en question
visant à bloquer les
téléphones portables
volés, et non plus
seulement la carte
SIM. Avec cet
amendement, les
services de police
et de gendarmerie
devront transmettre
la déclaration de
vol à l'opérateur
qui devra interdire
l'accès au réseau du
téléphone portable
dans les quatre
jours ouvrés,
rendant ce dernier
inutilisable.
L’amendement modifie
donc le premier
alinéa de l'article
L. 34-3 du code des
postes et des
communications
électroniques et
vise le cas de vol
de téléphones
portables. Selon la
nouvelle
disposition, «
ces terminaux
devront être bloqués
dans un délai de
quatre jours ouvrés
à compter de la
réception par
l'opérateur concerné
de la déclaration
officielle de vol,
transmise par les
services de police
ou de gendarmerie
».
On sait que le
texte va
grandement
faciliter les
captations à
distance des
données
numériques se
trouvant dans un
ordinateur
(perquisition
numérique) ou
transitant par
lui (approche «
radar »). Ceci «
permettra,
par exemple, la
captation de
données au
moment où elles
s'affichent sur
l'écran d'un
pédophile ou
d'un terroriste
».
Le Monde
donne à ce titre
quelques
précisions sur
ce chapitre.
La loi va
autoriser
l’introduction
d’un cheval de
Troie dans les
ordinateurs,
évidemment sans
le consentement
de l’intéressé,
mais avec l’aval
d’un juge. Il
sera alors
possible
d’accéder aux
données, de les
collecter, les
enregistrer, les
conserver, les
transmettre, «
écouter » les
frappes au
clavier, etc.
Selon nos
confrères cette
surveillance
pourra durer
jusqu’à huit
mois (quatre
mois mais
renouvelable une
fois) et être
mise en place à
n’importe quelle
heure.
Selon les
données qui
furent
distillées dans
le passé, les
logiciels
espions ne
seraient
circonscrits
qu’à certaines
infractions
commises en
bande :
terrorisme,
pédophilie,
meurtre,
torture, trafic
d’armes et de
stupéfiants,
enlèvement,
séquestration,
proxénétisme,
extorsion,
fausse monnaie,
blanchiment et
aide à l’entrée
et séjour d’un
étranger. À
l‘instar de
l’Allemagne,
l’objectif de la
LOPSI version
2.0 (la première
fut votée en
2002) sera de
mettre à jour
les moyens des
forces de
l’ordre face aux
nouvelles
technologies.
Ce genre de
texte pose
plusieurs
problèmes
épineux.
Spécialement,
quel sera le
degré
d’implication
des éditeurs de
solutions
antivirus ? Les
spywares légaux
seront-ils
volontairement
oubliés ou
devront-ils être
détectés comme
n’importe quel
pourriciel ?
En cas de
collaboration
active, comment
feront les
autorités pour
s’accorder avec
un éditeur d’un
pays étranger
sans liaison
particulière
avec la France
(ni traité, ni
accord
international) ?
Enfin, LOPSI 2
va instaurer un
filtrage
d'internet
et obliger les
fournisseurs
d'accès à
bloquer l'accès
à des sites
déterminés par
l'administration,
et dont la liste
restera
confidentielle.
Sous prétexte de
ne pas faire de
publicité pour
les sites
interdits, le
système sera
donc
complètement
opaque
Loppsi 2
introduit le
filtrage des
sites
pédophiles, un
délit
d’usurpation
d’identité et
les chevaux de
Troie policiers.
Dans le domaine
des technologies
de
l'information,
la Loppsi 2
introduit ainsi
le filtrage des
sites identifiés
comme hébergeant
des contenus
pédopornographiques,
la condamnation
de l'usurpation
d'identité
sur Internet ou
encore la
possibilité pour
la police
d'effectuer de
la captation de
données à
distance grâce à
des
chevaux de Troie.
!
L'installation
de spyware par
voies physiques
ou logiques
Le
blocage des
sites pédophiles
sera confié aux
fournisseurs
d'accès. En
matière
d'usurpation
d'identité,
le texte de loi
stipule que « le
fait de faire
usage, de
manière
réitérée, sur un
réseau de
communications
électroniques,
de l'identité
d'un tiers ou de
données qui lui
sont
personnelles, en
vue de troubler
la tranquillité
de cette
personne ou
d'autrui, est
puni d'un an
d'emprisonnement
et de 15 000 €
d'amende. »
Est également
punies par la
loi, de la même
peine, le fait
de faire usage
de ces données «
en vue de porter
atteinte à son
honneur ou à sa
considération. »
En ce qui
concerne la
captation de
données, le
texte précise
que les
opérations ne
peuvent
s'effectuer que
sous le contrôle
et après
l'accord d'un
juge
d'instruction.
Dans ce cadre
défini, les
policiers,
commis sur
commission
rogatoire,
peuvent «
mettre en place
un dispositif
technique ayant
pour objet, sans
le consentement
des intéressés,
d'accéder, en
tous lieux, à
des données
informatiques,
de les
enregistrer, les
conserver et les
transmettre,
telles qu'elles
s'affichent sur
un écran pour
l'utilisateur
d'un système de
traitement
automatisé de
données ou
telles qu'il les
y introduit par
saisie de
caractères
»
L'installation
de ce dispositif
technique pourra
se faire aussi
bien
physiquement
(grâce à
l'introduction
de la police
dans un véhicule
ou dans un lieu
privé) que via
la transmission
par un réseau de
communications
électroniques
(comme par
exemple grâce à
un courriel
piégé avec un
spyware).
Le filtrage des
sites
pédopornographiques
(article 4)
C’est un sujet
sensible, avec un
raccourci
nauséabond, faire
croire qu'être
opposé au blocage
des sites
pédopornographiques,
c’est être opposé à
la lutte contre ces
contenus
attentatoires à la
dignité de l’enfant.
Le blocage des sites
est un terrain de
nette opposition :
chez les opposants
du filtrage
fustigent la faible
efficacité du
blocage des sites
pédopornographiques
et les risques de
surblocage. Ils
réclament que ces
mesures soient au
moins encadrées par
le juge judiciaire,
et non une autorité
administrative,
comme le prévoit la
version sénatoriale.
Ces opposants
craignent que la
mesure soit une
brèche qui annonce
d’autres motifs de
blocage. Les ayants
droit ont
ouvertement fait
savoir que les
progrès réalisés en
matière de filtrage
des sites
pédopornographiques
les intéressent
nécessairement. Le
journal Capital
avait par exemple
interrogé «
un distributeur très
remonté contre le
pillage de son
catalogue »
et pour qui « un simple amendement à la LOPPSI permettrait d’inclure les
sites qui ne respectent pas le droit d’auteur. Tout ce qui peut aider notre
industrie à survivre doit être tenté. »
Chez les partisans
du filtrage, on
minimise les risques
et on considère que
seule une décision
administrative peut
répondre à l’urgence
de la situation…
Alors que la LOPPSI
aurait dû être votée
voilà deux ans.
Le texte examiné
puis voté par les
sénateurs est revenu
sur ce qu’avaient
voté les députés :
le blocage des sites
manifestement
pédopornographiques
se fera par décision
d’une autorité
administrative (donc
en liaison directe
avec le pouvoir
central), et non via
l’autorité
judiciaire.
Plusieurs sénateurs
avaient tenté de
s’opposer à une
telle
déjudiciarisation en
ayant en mémoire la
décision Hadopi du
10 juin 2009 du
Conseil
constitutionnel
(seul le juge peut
porter atteinte à la
liberté de
communication ou
d’information, dont
l’accès à Internet
est une composante).
En vain. A la
sécurisation
juridique, les
rédacteurs ont
préféré l’efficacité
apparente de la
déjudiciarisation.
Le ministre Jean
Marie Bockel aura
cette parole : «
Il n’y a pas de
liberté d’accéder à
des contenus
illégaux
». On lui répondra
que tuer un homme
est également
manifestement
illicite, cela ne
justifie pas de
décider de son sort
dans une sombre
commission
administrative
sanctionnatrice.
Un amendement
défendu par le
sénateur Détraigne a
été adopté. Il
semble décompresser
le caractère
purement
administratif de ce
dispositif. Si le
site est
manifestement
pédopornographique,
le blocage est
administratif. Mais
«
lorsque le
caractère
pornographique n'est
pas manifeste,
l'autorité
administrative peut
saisir l'autorité
judiciaire qui
statue sur
l’interdiction de
l’accès aux adresses
électroniques ». En cas de
contenu non
manifeste, le juge
est donc une option
que pourra choisir
l’autorité
administrative si
elle s’estime éprise
d’un doute. Il n'y a
cependant aucune
sanction si on
oublie de saisir le
juge. Autre chose :
cet amendement
permet d’étendre le
filtrage à du
contenu qui n’est
justement
manifestement pas
pédopornographique,
comme
cette pochette du
groupe Scorpion.
Le fichier
d’analyse sérielle
(article 10)
Le fichier d’analyse
sérielle est un
système de
traitement des
données ouvertes
(informations
disponibles sur
internet, Facebook,
Twitter, etc.) ou
fermées (IP, numéro
de téléphone,
données détenues par
les FAI) qui pourra
être exploité dans
le cadre de
certaines
infractions graves.
Il met en place une
capacité de
rapprochement et de
traitement de la
sérialité. Exemple :
une infraction a
lieu près d’une
banque et voilà la
police autorisée à
analyser la liste de
tous les mobiles qui
ont passé un appel à
partir d’une borne
située à proximité,
les références GPS
des voitures en
circulation dans les
alentours, les
numéros de CB
utilisés pour payer
ou retirer de
l’argent, le tout
croisé avec tous les
fichiers possibles
comme ceux détenus
par les autres
administrations et
tous les opérateurs
privés, ou sur les
réseaux internet,
comme les données
envoyées sur
Facebook ou Twitter.
Le fichier permet
d’aller très vite et
de ratisser très
large.
Réprimer plus
sévèrement certaines
infractions parce
qu’elles sont
commises en ligne
Certaines
contrefaçons
relatives à des
contrefaçons et
infractions
financières sont
désormais punies
plus sévèrement
lorsqu’elles sont
commises en ligne.
Le fait qu’elles
soient commises en
ligne devient une
circonstance
aggravante… Brice
Hortefeux aura cette
parole : « J’ai
la conviction que le
recours à Internet
constitue très
clairement une
atteinte plus grave
que la simple copie
sur un support
numérique physique :
on ne peut pas nier
cette réalité.
»
Un INTERNET
franco-chinois....
Depuis
son élection,
étape par étape,
le régime de
Sarkozy déploie
un plan global
pour contrôler
internet, le
seul média qui
ne soit pas
encore à sa
botte.
Il y a d'abord
eu la
loi HADOPI
qui établit une
surveillance des
internautes par
les fournisseurs
d'accès et
l'installation
de mouchards
électroniques
sur l'ordinateur
de l'internaute,
le tout sous
couvert de
défense des
droits
d'auteurs.
Mais
Jean-François
Copé, le
président du
groupe UMP à
l'assemblée
nationale, l'a
annoncé sans
détours sur RTL
dans "le grand
jury" le 14 juin
2009: "Hadopi
n'est que le
point de départ.
Car il y aura un
sujet plus large
qui est la
régulation sur
Internet".
De nombreux
députés UMP sont
ouvertement
favorables à un
filtrage
d'internet,
où seuls les
sites autorisés
seraient
accessibles
depuis la
France.
Autrement dit,
un web à la
chinoise.
Au départ, le
filtrage serait
limité à des
sites dont la
censure sera
massivement
approuvée par
l'opinion. Par
exemple les
sites
pédophiles. Mais
une fois le
principe de
filtrage
institué, il
suffira d'en
étendre
progressivement
les critères à
tout ce qui est
politiquement
incorrect, et
finalement à
toute forme de
contestation...
politique et
syndicale...
Web:
INSIDE
GOOGLE
LA MACHINE A PENSER
Réalisateur : Ted Remerowski - 52 mnSYNOPSIS
-------------------------------